- Compensez-vous vos propres émissions ?
Pour l’année 2007, l’empreinte carbone de CLIMACT est évaluée à 20 tonnes de CO2. Elle comprend les trajets des trois fondateurs et l’énergie nécessaire au chauffage et à l’électricité des bureaux. CLIMACT s’est engagée à réduire ses émissions de 20% pour ce qui concerne les déplacements. CLIMACT compense le solde de ces émissions.
- Le climat est-il vraiment en train de changer ?
Dans son rapport d’évaluation de la littérature scientifique sur le climat, le Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), co-détenteur du prix Nobel de la Paix 2007, confirme clairement que le réchauffement climatique est un fait établi.
- Le climat n’a-t-il pas toujours évolué dans le passé ? Dès lors pourquoi s’inquiéter?
Au cours des 500 000 dernières années, la terre a connu quatre périodes glaciaires d’une durée d’environ 100 000 ans entrecoupées de périodes plus chaudes d’une durée moyenne de 15 000 ans. Le climat n’a donc cessé de se modifier sur des périodes très longues. Par contre, le rythme du changement climatique actuellement observé est inédit. La vitesse de cette évolution est inquiétante parce qu’elle ne laisse pas aux espèces le temps de s’adapter.
- Est-ce que ce changement peut-être attribué aux activités humaines ?
Les scientifiques s’accordent sur le fait que le réchauffement global est attribué à une augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Or, cette augmentation coïncide avec la combustion massive des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui ont justement permis le développement industriel et conduit à notre civilisation actuelle. Par rapport à la période pré-industrielle (1750), la concentration en CO2 dans l’atmosphère a augmenté de plus de 35%. Aujourd’hui, plus personne ne conteste sérieusement le rôle décisif de l'activité humaine.
- N’est-il pas de toute façon trop tard pour enrayer le changement climatique ?
Non. Nous pouvons encore agir pour limiter l’ampleur de cette évolution du climat dans des limites acceptables. Les efforts à mener sont toutefois considérables et chacun, individu ou organisation, a un rôle à jouer pour maintenir le réchauffement climatique dans des proportions ne mettant pas en danger les générations futures.
- Quel est le poids d’une action personnelle de réduction des émissions de CO2 face aux émissions globales ?
La lutte contre le réchauffement climatique représente un enjeu majeur pour nous tous. Chacun, à sa manière, influe par son comportement sur la concentration des gaz à effet de serre. Chacun, particulier, entreprise ou collectivité, à un rôle à jouer pour réduire ses émissions. Si collectivement nos comportements contribuent au réchauffement, c’est également la somme des efforts individuels qui permet de limiter l’ampleur du phénomène.
- N’est-ce pas aux entreprises à faire les efforts de réduction d’émission ?
Les entreprises, comme les particuliers ont un rôle à jouer dans la lutte contre le changement climatique. Les entreprises participent déjà à l’effort de réduction des émissions. Ainsi, en 2005, la consommation énergétique dans l’industrie représentait 19,4% des émissions en Belgique, soit une réduction de 16,0% par rapport aux émissions de 1990, du fait de l’amélioration de l’efficacité énergétique, et également suite à certaines modifications structurelles de l’activité industrielle. Pour la même année, deux secteurs dans lesquels les particuliers sont présents, à savoir le chauffage des bâtiments et les transports, représentent respectivement 21,8% des émissions, soit une augmentation de 11,6% par rapport à 1990 et 18,4% des émissions, soit une croissance de 29,5% par rapport à 1990. Les particuliers ont donc clairement un rôle à jouer dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
- N’est-ce pas à l’Etat, à l’Union européenne ou à la communauté internationale de trouver des solutions au réchauffement climatique ?
Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. La communauté internationale a mis en place le protocole de Kyoto dont l’objectif est de réduire les émissions de 5,2% en 2010 par rapport aux émissions de 1990. Sur la même période, l’Union européenne va réduire de 8% ses émissions par rapport à 1990. Elle s’est, par ailleurs, inconditionnellement engagée à réduire de 20% ses émissions pour 2020.
Ces efforts sont nécessaires mais ils ne sont pas suffisants. L’ampleur de la tâche est telle que ce sont les efforts combinés des particuliers et des organisations qui permettront de limiter efficacement le réchauffement climatique.
- CLIMACT est-elle une société commerciale?
Oui. D’autres types de structures ont été évaluées (asbl, fondation), mais en fin de compte, c’est la forme de société commerciale qui a été retenue pour permettre à CLIMACT d’exercer au mieux sa mission : maximiser les réductions d’émissions de gaz à effet de serre.
En effet, cette structure facilite l’accès aux moyens de financement nécessaires à la mise en place d’une communication vers le grand public.
Elle permet également de faciliter l’interaction avec les organisations et les entreprises plus habituées à traiter avec des entités commerciales qu’avec des associations.
- CLIMACT est-elle une entreprise privée ou un organisme public ?
CLIMACT est une entreprise privée dont le principal actionnaire est le Fonds d’Economie Sociale et Durable (FESD - Kringloopfonds). Le FESD est un fonds fédéral. Le FESD investit dans des entreprises qui, au-delà de leurs chiffres, se mettent au service de la communauté, mènent un dialogue transparent et ouvert avec leurs clients, leurs fournisseurs, et tous les autres partenaires qui sont, d’une manière ou d’une autre, concernés par les activités. Le FESD investit dans les entreprises attentives à la protection de l’environnement et au développement durable.
- CLIMACT réalise-t-elle des bénéfices ?
L’intention de CLIMACT est de réaliser des bénéfices. Les certificats de réduction de CO2 sont vendus avec une marge, qui permet de couvrir les frais opérationnels et de communiquer sur la nécessité de prendre action. CLIMACT a également le souhait d’investir une parties des bénéfices dans le soutien de projets locaux permettant de lutter contre le réchauffement climatique.
- Le calculateur de CLIMACT est-il exact ?
Le calculateur fonctionne sur la base d’hypothèses soigneusement élaborées et sur des facteurs de conversion standards. L’évaluation des émissions et des réductions fournie par le calculateur est la plus juste possible compte tenu des données entrées par l’utilisateur et des hypothèses simplificatrices retenues. Le calculateur de CLIMACT est mis à jour régulièrement et sa fiabilité est auditée par un tiers.
- Sur quoi porte le calcul de mon empreinte ?
Le calcul de l’empreinte se fait pour les émissions de l’année civile en cours (sur la base des données accessibles à l’utilisateur). Ce calcul prend en compte les réductions auxquelles l’utilisateur s’est engagé pour l’année en cours.
- Pourquoi le calculateur ne propose-t-il pas le bois (et ses dérivés) comme combustibles de chauffage?
Pour le calcul de l’empreinte carbone, l’utilisateur de peut indiquer le bois comme moyen de chauffage car, s’il provient de forêts gérées de façon durable, le bois de chauffage est neutre sur le plan des émissions de CO2.
- N’y a-t-il pas une difficulté à déduire de mon empreinte les efforts de réductions auxquels je m’engage pour l’avenir ?
Le calculateur de CLIMACT intègre les données de l’année en cours. Inclure les réductions uniquement pour la partie de l’année à laquelle ces réductions se rapportent implique une mise en œuvre complexe. CLIMACT souhaite encourager les efforts de réduction de l’utilisateur en intégrant les réductions sur une base annuelle.
- Pourquoi les réductions proposées ont un impact si limité sur mon empreinte ?
L’impact de la réduction sur le calcul de l’empreinte peut sembler limité en fonction de la réduction choisie. Il faut replacer cet effort dans la démarche individuelle ET collective que CLIMACT soutient et contribue à mettre en place. Si chacun d’entre nous réalise une réduction aussi minime soit-elle, l’effet combiné sera significatif.
- Compenser n’est-ce pas endormir les consciences ?
Compenser, c’est l’ultime étape d’une démarche de prise de conscience de sa responsabilité climatique. Cette démarche passe par le calcul des émissions, la réduction des émissions qui peuvent l’être et enfin la compensation des émissions transitoirement incompressibles.
CLIMACT souhaite que les consommateurs, les entreprises et les organisations prennent conscience et intègrent la dimension climatique dans leurs comportements de tous les jours. CLIMACT est conscient que, malgré ces efforts, des émissions résiduelles importantes subsisteront et offre la solution de compensation pour neutraliser en tout ou partie ces émissions résiduelles.
- Compenser n’est-ce pas acheter le droit de polluer ?
CLIMACT offre ses services aux particuliers, aux entreprises et aux organisations qui ne sont pas soumis à une limitation obligatoire de leurs émissions. Ces personnes et organisations ont donc le « droit » de rejeter des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En réduisant et compensant leurs émissions, elles renoncent à leur «droit de polluer» pour agir de façon citoyenne et responsable.
La compensation offre la possibilité d’aller au-delà des réductions dues à des changements des comportements : elle permet de neutraliser ailleurs les émissions que nous ne pouvons réduire ici.
- Vendre un service de compensation n’est-ce pas vendre du vent ?
La compensation que propose CLIMACT est construite sur des projets de réductions qui génèrent des réductions d’émissions certifiées (CERs) dans le cadre du protocole de Kyoto. Les CERs que ces projets génèrent sont émis par le Conseil Exécutif du Mécanisme pour un Développement Propre, un organe spécialisé mis en place en vertu du protocole de Kyoto.
La compensation mobilise des ressources financières qui facilitent et renforcent l’existence de projets réducteurs d’émissions CO2 qui, sans elles, n’auraient pas pu avoir lieu, conformément au principe de l’additionalité des projets.
- Compenser n’est-ce pas empêcher l’émergence de vraies solutions ?
Le réchauffement climatique est un problème actuel vis-à-vis duquel les efforts individuels et collectifs sont nécessaires dès maintenant. CLIMACT encourage les avancées technologiques qui permettent de lutter contre le réchauffement climatique. Toutefois, il y a lieu d’agir avant même l’émergence de ces nouvelles technologies. Le défi climatique est à ce point important qu’il ne peut être relevé que par un ensemble de solutions complémentaires.
CLIMACT est convaincue que la compensation fait partie de ces solutions en ce qu’elle permet l’implémentation de réductions effectives. Par ailleurs, CLIMACT soutient des projets de réductions qui mettent en place des technologies propres.
- Pourquoi les projets qui assurent la compensation sont-ils localisés dans les pays en développement ? N’est-il pas possible d’avoir des projets locaux ?
CLIMACT a choisi de proposer des projets générant des CERs (Certified Emission Reductions). Ces projets sont certifiés par le Conseil exécutif du Mécanisme pour un Développement Propre du protocole de Kyoto pour autant qu’ils respectent des critères stricts en termes de réductions d’émission et de développement durable.
L’ensemble des projets générant des CERs est situé dans les pays en développement. Par ailleurs, CLIMACT entend soutenir des projets locaux de réductions d’émission lorsqu’elle dégagera des bénéfices.
- Pourquoi les projets que vous proposez sont-ils tous situés en Inde ?
CLIMACT a choisi de soutenir, dans un premier temps, des projets de réductions d’émission là où ces émissions sont en forte croissance. L’Inde est un des deux pays dans lesquels la croissance des émissions de CO2 est la plus élevée au monde (80% entre 1990 et 2003). CLIMACT a donc choisi de soutenir des projets situés en Inde qui génèrent des réductions effectives et participent au développement durable. La volonté de CLIMACT est de diversifier les projets qu’elle soutient et qui présentent des garanties de qualité.