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L’accroissement de la concentration de certains gaz dans l’atmosphère provoque l’augmentation de la température moyenne sur la Terre, et la modification d’autres aspects du climat tels que les pluies. Cet “effet de serre” a été identifié au 19ème siècle. Les modèles permettant d’en estimer l’évolution future n’ont cessé d’être améliorés au cours des dernières décenies. L’augmentation de la concentration en dioxyde de carbone de l’atmosphère et l’augmentation des températures sont clairement observées, particulièrement sur les 50 dernières années. Les scientifiques ont alerté les responsables politiques et ceux-ci ont dû se rendre à l’évidence : le climat de la Terre se réchauffe peu à peu. La Presse mondiale ne cesse de faire écho à ce qui est devenu l’enjeu majeur des décennies futures. Des citoyens, de plus en plus nombreux, choisissent d’agir pour limiter et contenir l’aggravation de cette fièvre qui menace l’équilibre de notre climat.
Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà visibles: canicules, inondations, cyclones tropicaux dévastateurs, sécheresses...
Le réchauffement climatique actuel résulte de l’effet de serre. De quoi s’agit-il, exactement ?
La Terre reçoit chaque jour la chaleur et la lumière des rayons du soleil, sans lesquelles la vie serait impossible. Une partie de ces rayons solaires est renvoyée dans l’espace, le reste réchauffe l’atmosphère et surtout la surface de la Terre. Toutefois, si cette chaleur était directement rayonnée vers l’espace sans entrave, la température moyenne au sol serait un bon 30°C plus froide que ce que nous connaissons. C’est ici qu’intervient l’effet de serre : certains gaz présents en petite quantité dans l’atmosphère retiennent une partie du rayonnement infrarouge (la chaleur). Ils freinent la perte de chaleur de la Terre vers l’espace, de sorte que l’équilibre entre l’apport d’énergie (par le soleil) et cette perte de chaleur résulte en une température moyenne en surface de la Terre d’environ 15°C. Cet équilibre fragile nous protège depuis des millénaires et favorise la vie sur la Terre.
Les principaux gaz à effet de serre dont les concentrations sont influencées par nos activités sont le gaz carbonique (CO2) et le méthane (CH4). La vapeur d’eau est également un gaz à effet de serre important, mais sa concentration est surtout liée à la température de l’atmosphère, et pas à la quantité produite par l’homme. Bien que le mécanisme ne soit pas tout à fait identique à celui d’une serre, le résultat est le même : ces gaz laissent entrer l’énergie solaire mais retiennent une partie de la chaleur qui en résulte au voisinage de la surface du globe.
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Source : GIEC http://www.ipcc.ch
Depuis des centaines de milliers d’années, la courbe de concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère a épousé la courbe des températures moyennes déduites d’observations de glaces et de sédiments. Les concentrations en gaz à effet de serre sont quasiment stables sur les derniers milliers d’années, jusqu’à la révolution industrielle, à partir de laquelle les humains ont commencé à en produire d’importantes quantités. Dans le même temps, on observait une hausse des températures moyennes. Il est maintenant établi que l’augmentation de la concentration de ces gaz dans l’atmosphère est la cause de l’augmentation de température (avec au moins 9 chances sur 10 selon le dernier rapport du GIEC)
Source : Greenhouse gaz emission trends and projections in Europe 2006, EEA report No 9/2006
Les perturbations actuelles de ce mécanisme réchauffent l’ensemble de la planète. Il en résulte d’autres perturbations du climat : augmentation de la fréquence des sécheresses et des inondations dans certaines régions, probable augmentation des tempêtes dans d’autres régions, hausse progressive et à long terme du niveau de la mer, etc.
Nul ne le conteste plus sérieusement aujourd’hui : c’est l’activité humaine qui provoque la hausse globale de la température. En 2004, les émissions mondiales de gaz à effet de serre s’élevaient à 28 milliards de tonnes, dont 77% de CO2 et 14% de méthane (compté en “équivalent CO2”). L’origine de ces gaz est principalement l’agriculture (14%), la déforestation (18%) et la production d’énergie pour le transport (14%), l’électricité (25%) et l’industrie (10%). Il faut noter l’importance du transport routier (10% des émissions totales) qui a augmenté de 26% depuis 1990 en Europe et l’énergie consommée par les habitations résidentielles (10% des émissions totales). Nous pouvons avoir un impact sur quasiment toutes ces émissions : soit elles nous sont dues directement (chauffage, transport, ...) soit indirectement (achats de produits locaux, aliments de saisons, …)
L’augmentation de la température a été plus rapide au cours des dernières années : c’est lors des 14 dernières années que les 10 moyennes annuelles de température les plus élevées ont été relevées (avec un record en 2005).
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